• Prière devant les icônes à Almaty
  • Bâtiment fleuri à Almaty
  • Pause pipi dans le désert kazakh

Leçons culturelles sur le voyage au profit glorieuse nation Kazakhstan

Classé dans : Kazakhstan | 5

Le Kazakhstan est un pays multi-ethnique d’Asie Centrale riche en ressources naturelles. Les kazakhs, autrefois nomades et bergers, profitent maintenant d’un développement économique galopant. Nous restons quelques jours à Almaty, capitale culturelle, pour préparer notre passage en Chine.

Gros 4×4 et petites pépettes

Grâce à ses gisements de gaz et de pétrole, le Kazakhstan est maintenant un pays riche et de nombreuses fortunes se sont faites ces dernières années. Almaty, ancienne capitale, est la ville la plus riche d’Asie Centrale, ce que nous tardons pas à remarquer. De nombreux 4×4 rutilants et autres grosses voitures arpentent les grandes artères de la ville, bordées de grands magasins et centres commerciaux, de cafés, de restaurants chics et de théâtres.

Bâtiment à Almaty
Bâtiment fleuri à Almaty
Centre commercial à Almaty
Une galerie commerciale à Almaty
La statue de l'Homme d'Or à Almaty
L’Homme D’or, le symbole du Kazakhstan

Nous sommes quelque peu déçus par le manque de caractère de la ville. Almaty, en se modernisant, s’est occidentalisée et a perdu de son authenticité. Il serait très facile de s’imaginer dans une ville européenne. Dans les parcs, nous retrouvons tout de même quelques monuments rappelant le passé soviétique du pays.

Deux héroïnes kazakhs de la seconde guerre mondiale
Deux héroïnes kazakhs de la deuxième guerre mondiale

 

Intérieur d'une église orthodoxe d'Almaty
Eglise orthodoxe à Almaty
Prières dans une église orthodoxe à Almaty
Prière devant les icônes des saints
La famille du tsar Nicolas II dans une église orthodoxe d'Almaty
La famille du tsar Nicolas II

Plan A : échec

Pour notre entrée en Chine, voici le plan :
Départ : 19h, Almaty, Kazakhstan
Arrivée : 19h, Urumqi, Chine
Durée du voyage : 24 heures en car couchette

Nous sommes prêt à partir. Nous quittons notre maison d’hôte et prenons un bus, chargés de nos gros sacs, de nos petits sacs et du ukulélé, pour nous rendre à la gare routière à l’autre extrémité de la ville. Le bus, initialement vide, se remplit rapidement et nous nous retrouvons très vite écrasés par des dizaines d’autres passagers. A cette heure, le centre ville d’Almaty est bloqué par d’énormes bouchons et le bus avance péniblement. De plus Romain bloque malencontreusement le distributeur de tickets ce qui oblige le conducteur à s’arrêter plusieurs fois et à tenter des réparations.

Bref lorsque nous arrivons en vue de la gare routière, après une heure et demi de torture, dégoulinant de sueur (dû à la chaleur mais aussi au stress), notre bus est tellement blindé que nous avons bien du mal à sortir. A cause de cela, Romain rate la station et ne peut descendre qu’à la suivante. Nous courons chacun de notre côté jusqu’au terminal. Mais sans téléphone nous avons du mal à nous retrouver et le bus fini par partir sans nous !

Plan B : succès

Il ne nous reste plus qu’à prendre un billet pour le lendemain matin et passer une nuit de plus à Almaty. Le lendemain matin, nous nous levons à l’aube pour arriver bien à l’heure. Le car est équipé de lits superposés, de sorte qu’il est impossible de s’asseoir. Les routes vers la frontière sont très mauvaises et le bus ne semble pas avoir d’amortisseurs. Nous sommes bringuebalés dans tous les sens.

Malgré cela, l’ambiance est plutôt bonne dans le bus. Les familles kazakhs se mélangent avec les familles russes et chinoises. Nous les intriguons fort et ils essayent d’engager la conversation dans leurs langues. Un seul d’entre eux parle anglais, un jeune étudiant kazakh qui est promu traducteur. Il passe son temps à transmettre les questions des autres passagers. Lors d’une pause avant le portail de la frontière kazakh, ils repèrent le ukulélé de Sophie et veulent tous l’essayer.

Pause pipi dans le désert kazakh
Pause pipi dans le désert kazakh
Timur s'essaye au ukulélé à la frontière
Timur s’essaye au ukulélé

 

A la frontière kazakh nous passons péniblement plusieurs contrôles. Puis à la douane chinoise, les douaniers demandent à Romain de vider complètement son sac et vont jusqu’à scanner son disque dur. Sophie passe comme un charme grâce à son ukulélé. Le passage de la frontière nous aura pris six heures au total.

Après une courte nuit dans le car, nous nous réveillons à Urumqi, dans la province chinoise du Xinjiang, dans l’ouest du pays. Nous y vivrons nos premières aventures en Chine ! A suivre dans le prochain article !

 


5 choses étonnantes sur le Kazakhstan

  1. Le Kazakhstan est en plein boom économique, sa croissance est d’environ 10% par an depuis plus de dix ans. Le salaire moyen a été multiplié par 5 entre 2000 et 2008. Le pays dispose d’autant de réserves de pétrole que l’Irak et rentrera bientôt dans le club des cinq plus gros producteurs mondiaux.
  2. Le site spatial de Baïkonour est au Kazakhstan et reste le plus actif au monde
  3. Le nom d’Almaty signifie « Ville des pommes ». Il viendrait du fait que la région était réputée pour ses pommes et serait à l’origine de toutes les pommes que l’on peut trouver dans le monde
  4. Le Kazakhstan pourrait bientôt changer de nom et abandonner son « stan » pour s’appeler quelque chose comme « Kazakheli ». Le président en a marre qu’on confonde son pays avec le Pakistan ou l’Afghanistan.
  5. En 2012 le ministre des Affaires étrangères Yerzhan Kazykhanov a déclaré « Je suis reconnaissant à Borat pour avoir apporté des touristes au Kazakhstan« .

 

5 Responses

  1. Mathieu

    Hello, c’est toujours la classe ces photos. De notre côté tout va bien. La machine à café ne tombe plus trop en panne (enfin un peu quand même, il nous faut notre lot d’aventures aussi). HF en Chine !

    • Romain

      J’ai sur l’ordinateur une photo de cette machine à café avec les mugs alignés devant. Je pourrai la regarder le jour où j’aurai de la nostalgie dans le coeur. Mais ce moment n’est pas encore arrivé :o)

  2. Robin

    Romain, ait conscience qu’il n’ont peut être pas fait que scanner ce disque dur 😉

    • Romain

      Ton boulot te rend parano 🙂 Je ne pense pas que les douaniers avaient un gros niveau en informatique, ils n’ont rien trouvé.

      • Robiin

        Paraquoi ?! Comme parapluie ? Mais avec du no ? C’est quoi le no ?

        Pas besoin d’un gros niveau d’info pour faire un gros dump de tout ce qu’il y a sur un disque 😉

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