L’Equateur: communautés quichuas, volcans menaçants et araignées câlines

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Pays des Gualapagos, de ruines incas, de palais coloniaux, de volcans fumants et de jungles infestées d’araignées venimeuses, l’Equateur surprend par sa richesse écologique, culturelle et géologique. Son territoire est parcouru de volcans qui dominent les hommes et leur imposent le respect. Son peuple, partagé entre Indiens et descendants d’immigrés européens, n’hésite pas à se soulever et à renverser ses gouvernants. L’Equateur reste un pays à l’économie fragile, exportant principalement des bananes et du pétrole. Pour éviter l’écroulement de son système monétaire, le pays a adopté le dollar américain comme monnaie officielle en 2000. C’est dans ce pays, à l’histoire aussi torturée que son relief, que nous passons un mois en descendant la route panaméricaine.

Quito, la capitale du pays des volcans

Quito, la capitale de l’Equateur, fut fondée au XVIe siècle par les Espagnols. Aujourd’hui centre urbain attractif, elle est une mégalopole qui coule entre les montagnes, qui s’y agrippe parfois avant de dégringoler dans une vallée. Elle s’étend sur trois fois la superficie de Paris. Entourée de montagnes et de volcans, elle est séparée en plusieurs quartiers bien distincts. Certains ont la réputation d’être des coupe-gorges la nuit, d’autres d’abriter les familles les plus riches du pays. Le centre historique est l’un des quartiers pauvres. Entre les places magnifiques et les églises richement décorées, des Indiennes, assises sur le sol avec leurs enfants, vendent les modestes produits de leurs jardins : clémentines, avocats, herbes médicinales, etc.

Le centre historique de Quito regorge de trésors architecturaux comme l’église de la Compagnie de Jésus, à la façade exagérément baroque et à l’intérieur tapissé de feuilles d’or, le couvent Saint-François, dont la bibliothèque et les catacombes sont impressionnantes, le monastère de Santo Domingo, etc.  Son point central en est la place de l’Indépendance bordée de magnifiques bâtiments coloniaux, d’une cathédrale et du palais présidentiel. On y sent l’importance et la richesse que la ville avait à l’époque de la couronne espagnole. Les peintres de l’école de Quito étaient réputés pour leur style particulier, mélange des influences espagnoles et indiennes.

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Quito est une capitale d’altitude aux rues penchées. Les vieilles Indiennes, dont les cheveux et chapeaux noirs contrastent avec leurs habits de multiples couleurs, doivent se pencher pour porter leurs fardeaux dans ces montées abruptes. Habituées à porter les moutons, les enfants, les récoltes, elles semblent ployer sous un lourd fardeau même quand elles ne portent rien. La charge les a sculptées.

Quito est située à quelques kilomètres de l’emplacement “officiel” de l’équateur géographique. Des amis nous ont conseillé d’aller visiter le parc qui en marque l’emplacement. C’est, paraît-il, un passage obligé pour tout touriste. Un monument massif et une ligne rouge sur le sol marquent l’emplacement de l’équateur. Sans doute le meilleur endroit du pays pour un selfie, un pied à l’hémisphère sud et l’autre à l’hémisphère nord. De quoi générer de nombreux likes sur Facebook. Pour le reste, le lieu n’a pas grand intérêt.

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Exceptionnellement, nous serons accompagnés dans notre visite de l’Equateur ! Les deux soeurs de Sophie, Ranie et Fabienne, nous rejoignent à Quito pour une douzaine de jours. C’est leur premier voyage en Amérique du Sud. Nous ne leur laissons pas le temps de se remettre du décalage horaire et allons dès le lendemain monter le volcan Pichincha, une des montagnes qui entourent la ville. Un téléphérique permet d’en atteindre le sommet à plus de 4000 mètres et, quand le temps le permet d’avoir une vue magnifique sur la capitale.

Les 4 fantastiques
Les 4 fantastiques

Brochettes de cochons d’Inde et bouillie de volaille à Otavalo

Nous prenons un bus pour nous rendre à la communauté de Chilcapamba, au nord de Quito. Nous avons vu sur le web l’adresse d’une famille quichua qui peut nous y héberger. Malheureusement nous n’avons aucun moyen de les prévenir de notre arrivée et nous devons partir un peu en aveugle, en priant que nous trouvions le lieu et qu’ils puissent nous accueillir.

Après quelques difficultés à rejoindre la bonne maison, nous sommes accueillis par Gabriella et Violetta, les filles de Segundo Morales (1). La famille tient un gîte pour les touristes et travaille avec une association française pour fournir du soutien scolaire aux enfants de la communauté. Nous faisons la connaissance de Segundo, de sa femme Virginia et de leur chien Mickael, qui se lie d’affection avec Ranie. Après une visite au magnifique lac Cuicocha, au sein d’une imposante caldera volcanique, nous passons la soirée avec la famille à partager des anecdotes sur nos pays respectifs.

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Segundo et Virginia

La vie est très difficile dans cette région du monde. Les Indiens s’organisent en communauté pour s’assurer une meilleure vie. La communauté de Chilcapamba permet aux habitants de s’entraider, de construire des infrastructures partagées, de se cotiser pour envoyer leurs enfants à l’école, etc. Les décisions sont prises ensemble, de façon égalitaire. Chaque membre de la communauté doit plusieurs jours par an à sa communauté, jours qui sont utilisés pour bâtir de nouvelles infrastructures ou entretenir celles existantes.

Le lendemain, nous partons visiter la ville d’Otavalo. Otavalo est réputée depuis des siècles pour son marché qui est le point de regroupement des nombreuses communautés indiennes de la région. Elles viennent y vendre leurs récoltes, leurs animaux et leur artisanat. Depuis quelques années, le marché devient de plus en destiné aux touristes, à la recherche de souvenirs pittoresques. Otavalo est le lieu idéal en Equateur pour trouver des tissus ou des bibelots colorés.

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C’est aussi un bon endroit pour y admirer les tenues des habitants de la région. Les femmes, très élégantes, sont vêtues de chemisiers blancs et motifs floraux et à dentelle et portent de nombreux colliers. Leurs cheveux sont cachés sous de longs foulards noirs ou des chapeaux de feutre.

Si on s’éloigne du centre du marché, on accède au marché aux animaux. Ici plus de touristes, mais des gens de la région venus vendre un mouton ou une vache. De vieilles femmes y promènent des sacs remplis de cochons d’Inde, appelés ici “Cui”, un met très apprécié des Equatoriens. Il se mange à la broche dans les grandes occasions.

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Des combats de coqs ont lieu sur un terrain vague en contrebas du marché aux animaux. Les hommes s’y regroupent et proposent leurs coqs aux organisateurs. Ceux-ci les retournent en tout sens pour les jauger puis les mettent face à face pour voir s’ils sont bien d’humeur combative. Si tout va bien, on coupe alors les ergots des coqs puis on leur attache solidement deux longs crochets de fer à la place. La tâche est prise très au sérieux, et l’éleveur du coq vérifie que le crochet ne bouge pas et est bien placé dans l’axe de la patte.

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Après ces préparatifs, le combat peut commencer. Les éleveurs se placent à deux mètres  l’un de l’autre et murmurent des paroles à leurs coqs ou leur soufflent dans les plumes pour les exciter. Le cercle de la foule se referme autour d’eux formant un mur serré et attentif. Chacun y va de son pari pour désigner le gagnant.

L’arbitre donne le début du combat. Les éleveurs lâchent leurs coqs qui se précipitent immédiatement l’un sur l’autre. Il n’y a pas de manoeuvre d’intimidation ou d’observation de l’adversaire, juste un déchainement de violence brutale et aveugle. Ils bondissent en tentant de planter leurs ergots métalliques dans le corps de leur adversaire. Autour d’eux, les spectateurs hurlent pour encourager le coq sur lequel ils ont parié. Très vite, le sang commence à couler dans les plumes et les têtes des oiseaux deviennent des masses rouges marquées de meurtrissures. Parfois un des combattants arrive à donner un coup plus puissant qui tue immédiatement. Quelquefois l’affrontement s’éternise et les belligérants ne cessent de se blesser sans arriver à avoir de frappe décisive. Après de longues minutes de torture, l’arbitre ordonne alors la fin du duel et désigne un gagnant.

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Les billets de banque s’échangent entre les parieurs. Les spectateurs se dispersent. Pendant que des hommes s’amassent autour du coq vainqueur, ensanglanté et épuisé, pour en féliciter l’éleveur, le perdant agonise à l’écart, roulé en boule dans l’herbe.

La lagune bleue maya de Quilotoa

Le nom du Cotopaxi est sur toutes les lèvres quand nous passons en Equateur. Le volcan, majestueux cône blanc culminant à 5 900 mètres, s’est réveillé et menace une large région autour de lui, jusqu’à Quito. Pour l’instant (septembre 2015), il ne relâche que d’épaisses fumerolles, mais tout le monde craint une explosion soudaine et violente. C’est une menace auxquels les Equatoriens sont habitués: la population suit régulièrement des exercices d’évacuation. Le toit de notre hôtel à Latacunga nous offre un magnifique point de vue sur le volcan. Il est difficile de s’imaginer cette montagne lointaine capable de raser la ville sous nos pieds.

Nous prenons un bus puis un taxi pour nous rendre dans le village de Zumbabua, situé au sommet du cratère d’un autre volcan, le Quilotoa. L’altitude (3 800 mètres) fait tomber la température, et nous nous couvrons dès notre sortie du véhicule. Autour de nous, l’herbe rase fait office de pâturage pour les lamas et les alpagas. Le petit village paraît déserté.

Nous nous installons dans une petite auberge à la tenancière sympathique. Le genre qui reste calme et souriante même quand un feu se déclare dans l’une de ses chambres et que son hôtel est envahi par la fumée. C’est justement ce qui nous arrivera quelques heures plus tard, lorsqu’un vieux poêle se mettra à cracher des flammes et deviendra incontrôlable provoquant notre évacuation immédiate. Notre logeuse bien embêtée ira chercher en courant, mais toujours avec le sourire, un seau d’eau pour éteindre le feu.

Le volcan Quilotoa forme un cratère magnifique qui abrite en son centre une lagune aux eaux d’un vert émeraude. A près de 4 000 mètres d’altitude, l’air est frais et pur, la végétation rase et le spectacle fantastique. Il est possible de descendre dans le cratère, jusqu’au niveau des eaux. La descente est rendue difficile par le sable sur le chemin et la pente très forte. La remontée nous fait souffrir encore plus, nos pieds glissant sans cesse. Des habitants malins proposent aux visiteurs de les remonter à dos de cheval pour 10$.

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Le lendemain nous décidons de rejoindre Chugchilan, en suivant un chemin de randonnée de 13 km. La distance n’est pas très grande, mais le terrain est tourmenté et les dénivelés parfois vertigineux. Un petit défi pour notre petite troupe de non-sportifs.

Les premiers kilomètres sont magnifiques. Nous marchons sur la crête du volcan, en gardant la lagune à notre droite. Il est possible d’en faire le tour complet sur les hauteurs en cinq heures. Nous préférons en quitter le sommet et suivre un chemin improbable descendant le flanc du volcan vers le canyon Rio Toachi.

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Nous nous arrêtons pour manger un ragout de poulet et de pommes de terre dans un petit village avant d’arriver au canyon. Un chemin étroit serpente sur sa paroi abrupte et nous permet de descendre dans la vallée. Si la descente est difficile, la remontée de l’autre côté l’est encore plus, sur un terrain glissant et très pentu.

Ranie nous explique sa technique pour marcher même en étant très fatigué. Il suffit, d’après elle, de dodeliner des fesses. Malgré l’application scrupuleuse de cette méthode, nous arrivons épuisés à Chugchilan, après de longues heures de marche. Le soir venu, les filles, assommées d’épuisement, s’endorment autour du poêle dans la salle commune de notre auberge.

Dressage de tarentules et pêche de piranhas en Amazonie

Quelques jours plus tard, nous décidons d’aller découvrir les abords de la jungle amazonienne dans la réserve de Cuyabeno. Nous espérons y voir des anacondas, animal star du parc. Pouvant mesurer plus de 8 mètres de long, peser plus de 200kg et vivre jusqu’à 80 ans, ils aiment se lover près des bords des rivières, attendant une proie à étouffer et gober. Malheureusement, à notre arrivée, on nous annonce que ce n’est pas la bonne période pour les voir. Ces grands serpents préfèrent la saison humide. Nous devrons nous contenter des caïmans, tarentules et piranhas pour nous effrayer.

Nous prenons un bus pour Cuyabeno et sommes déposés le lendemain sur le bord d’une route désertée. Un garde forestier nous accueille dans sa guérite et nous montre des animaux empaillés: caïmans, fourmiliers, vautours, etc. Un guide nommé Daniel nous accoste et nous propose de venir dans son lodge, nommé Cuyabeno Lodge. Nous négocions un peu les prix puis montons dans une pirogue à moteur qui nous conduit à l’établissement, regroupement de huttes près de la rivière.

Le lieu est plutôt agréable: des moustiquaires au-dessus de chaque lit, des hamacs et de la bonne cuisine. Par contre les cafards effrayent les filles dès que la nuit tombe. Les blattes de la jungle sont énormes et ont une sale tendance à envahir notre hutte et à se glisser dans nos sacs.

Dans les jours de notre présence à Cuyabeno, nous faisons plusieurs sorties dans la jungle. L’une d’elles est consacrée à l’apprentissage des techniques de survie. Daniel nous montre comment manger des termites ou des fourmis, comment tester des fruits potentiellement empoisonnés, où trouver de l’eau et comment se repérer dans la jungle. Nous faisons la connaissance de diverses araignées, grenouilles et insectes.

cuyabeno_grenouille

Nous apprenons à reconnaître la fourmi que les habitants de la forêt ont baptisée “quita-calzón”. Il suffit de s’approcher un peu trop près de leur habitat pour être aussitôt attaqué par des centaines de fourmis furieuses qui se glissent en quelques instants sous vos vêtements et vous mordent férocement. Le seul moyen de s’en débarrasser est de courir le plus loin possible en enlevant ses vêtements, d’où leur surnom.

Après que la nuit soit tombée, notre guide Daniel nous raconte autour d’une bière des histoires de fantômes et de malédictions. Son père était hanté par l’esprit d’un ami décédé et lui fait des rêves étranges peuplés d’esprits mauvais. La nuit, notre campement attire les tarentules. Chaque soir, l’une d’elles vient s’y aventurer. Daniel nous explique que tant que nos mouvements ne sont pas trop brusques, nous ne craignons pas de nous faire mordre. Pour le démontrer, Ranie laisse l’impressionnante araignée monter sur sa main et son bras. La sensation n’est pas désagréable !

cuyabeno_tarentule

Un soir, Daniel nous propose de faire une sortie nocturne, à la lumière de nos lampes frontales. Cela nous permet de découvrir d’autres insectes invisibles dans la journée. Après nous être bien avancés dans la jungle, notre guide nous demande de nous placer en file, de poser nos mains sur les épaules de la personne qui nous précède et d’éteindre nos lampes. Nous faisons le chemin de retour dans un noir complet, trébuchant sur les racines des arbres et admirant les champignons phosphorescents. Une expérience très amusante !

cuyabeno_araignee

Le lendemain, nous embarquons dans une longue pirogue pour rejoindre un lac situé à plusieurs heures du lodge. Sur le chemin nous croisons des familles de singes qui nous regardent dans le faîte des arbres géants et de nombreux oiseaux. Malheureusement ce n’est pas la bonne saison pour visiter le lac, le niveau est tellement bas qu’il est à moitié envahi de vase. Nous nous amusons à chercher les yeux des caïmans qui sortent de l’eau et nous suivent du regard. Ils disparaissent dans les eaux sombres dès que nous nous en approchons.

Vous le voyez le caïman ?
Vous le voyez le caïman ?

Lors du retour, alors que notre barreur lutte pour diriger sa pirogue au milieu des troncs et branchages qui encombrent le mince cours d’eau, nos regards se perdent dans les ténèbres qui nous entourent. C’est l’heure à laquelle les caïmans sortent pour chasser. Nous en apercevons quelques-uns. Nous tremblons à l’idée de faire un mauvais geste et de basculer dans les eaux noires. Autour de nous des points jaunes réfléchissent les lumières de nos petites lampes. Nous ne savons pas trop s’il s’agit de lucioles ou des yeux de prédateurs qui nous regardent passer.

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Le dernier jour nous montons dans une petite barque avec Daniel pour pêcher des piranhas. Nous nous arrêtons dans un bras calme de la rivière, un endroit où d’après notre guide, ces petits poissons carnivores sont nombreux. Comme appâts, quelques petits morceaux de viande. Nous ne sommes vraiment pas doués pour cela et nous ne remontons que des hameçons vides.

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El sombrero de paja toquilla, la classe sud-américaine

Avant de quitter le pays, nous visitons la jolie cité de Cuenca, au centre-ville riche de nombreux bâtiments coloniaux magnifiques. Elle possède un charme tranquille avec de beaux bâtiments coloniaux dont une impressionnante cathédrale aux coupoles jaunes. Il est agréable de s’y promener le long du “Rio Paute” et de ses affluents.

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La ville est également célèbre pour ses boutiques de chapeaux de paille, notamment ceux appelés « Panama » à l’étranger. Il y en a de tous les prix et de toutes les qualités. Les spécialistes vous montreront les espaces entre les brins de paille pour vous dire que tel chapeau est “extrafino” et tel autre “superfino”. Une fois roulés dans leur boite, ils ne prennent que peu de place. Nous en achetons plusieurs pour faire des cadeaux.

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« C’est le voyage qui compte, pas la destination ! » – Jack Sparrow

Comme les Spice Girls, les Avengers ou le RPR, tous les groupes doivent se séparer un jour. Il en est de même pour notre petite équipe. Après de nombreuses aventures, Ranie et Fabienne doivent nous quitter et rentrer, l’une en Ethiopie et l’autre en France. Nous les laissons prendre leurs avions et nous continuons le voyage à deux. Devant nous, un nouveau pays prêt à nous accueillir : le Pérou et ses mystérieuses cités d’or.

 

C’était la première fois que :

  • nous assistions à des combats de coqs
  • nous assistions à un début d’incendie dans notre hôtel
  • nous jouions avec une tarentule
  • nous tentions de pêcher des piranhas
  • nous marchions dans le noir complet dans une jungle
  • nous léchions des arbres pour manger des fourmis (des “hormigas de limón”)

 

 
(1) Les coordonnées de la famille Morales à Chilcapamba :
Segundo Morales
[email protected]
0981496489
0994580533

 

2 Responses

  1. Ça faisait longtemps que J attendais d avoir nouvelle de vous. Bon voyage

    Babak

  2. Salut Babak !
    En effet cela faisait longtemps que nous n’avions pas posté sur le blog.
    Il y a eu pas mal de changement dans nos vies. Nous nous sommes installés à Lyon depuis quelques mois.

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