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  • Temple du village Taxia

J’irai dormir dans un tǔlóu

Classé dans : Chine | 1

Des habitations rondes aux murs de riz gluant et de tiges de bambou. Vous vous demandez peut être si nous sommes dans une version chinoise du conte Hansel et Gretel. Rassurez-vous, il n’en est rien ! Ces habitations à l’architecture unique, nommés « tǔlóu » sont bien réels et plein de vie. Construits par le peuple Hakka, elles étaient autrefois qualifiées de petits royaumes familiaux.

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Les tulous du village de Tianluokeng

 

Le village de Taxia est un agréable bourg situé le long d’une rivière. Nous apercevons le temple des Zhang au sommet de la colline. Ses porte-étendards, sculptés de dragons, s’élancent vers le ciel bleu. Un homme, muni d’un grand filet, tente d’attraper des poissons alors que deux ou trois touristes, arrêtés sur le pont, se prennent en photo.

Temple du village Taxia
Temple du village Taxia
Les portes-étendards dragon du temple de Taxia
Les portes-étendards dragons

Nous n’avons ni plan ni adresse, juste un nom de tǔlóu écrit en chinois dans lequel nous souhaitons dormir. C’est un habitant bien aimable qui nous conduit jusqu’à celui de Tchang Tcheu Tchaï.

Tchang est un villageois sympathique et accueillant. Il ne parle pas anglais, mais arrive toujours à trouver des interprètes prêts à nous aider. Très enjoué, il aime rigoler et fini toujours ses phrases par un petit rire « ha ha » ! Il aime également nous servir le thé à toute heure de la journée dans de minuscules coupelles.

Il se propose de nous trouver un chauffeur et de nous accompagner dans notre visite des tǔlóus des villages alentours. Nous acceptons avec plaisir.

Tchang au village de Taxia
Tchang

 

Tout tout tout, vous saurez tout sur les tǔlóus !

Les tǔlóus sont des résidences collectives de formes circulaires ou carré bâties comme des forteresses et pouvant accueillir plusieurs centaines de personnes. Ils ont été construits par les Hakkas, un groupe ethnique originaire du nord-est de la Chine qui a migré dans le Fujian durant le dynastie Jin, fuyant la famine et les persécutions. Les tǔlóus leur permettaient de se protéger des agresseurs et des bêtes sauvages.

Les murs de ces habitations sont épais d’environ trois mètres. Ils sont constitués d’argile, de terre battue et de riz gluant et renforcés par des tiges de bambou et des copeaux de bois. Les tǔlóus ont été pensés de manière à ce que les résidents puissent y vivre en autarcie pendant plusieurs mois. Chaque famille occupe une unité verticale. Les cuisines et salles de bains se situent au rez-de-chaussée, l’entrepôt au premier étage et les chambres dans les étages supérieurs. La cour intérieure est un lieu convivial favorisant les échanges entre les habitants. Elle abrite parfois un temple, permettant de célébrer les mariages ou les funérailles.

Entrée d'un tǔlóu
Impressionnante entrée d’un tǔlóu
Les habitations familiales dans un tǔlóu
Les habitations familiales
Temple au centre du tǔlóu
Temple au centre du tǔlóu

 

Nous nous promenons dans les villages en compagnie de Tchang, saluant comme lui les habitants que nous croisons. Nous avons l’impression qu’il connaît tout le monde. Nous empruntons de petites ruelles étroites, appréciant la tranquillité des lieux. Quelques villageoises, souvent âgées, assises sur de petits tabourets, vendent du thé et autres produits locaux.

Depuis leur inscription au patrimoine mondial de l’Unesco en 2008, les tǔlóus sont de plus en plus touristiques mais gardent tout de même leur authenticité. Dans la cour intérieure, nous pouvons voir les résidents mener leur vie quotidienne. Certains préparent le repas tandis que d’autres font leur lessive ou bricolent.

Habitants des tǔlóus
Habitants des tǔlóus
Dans la cour d'un tǔlóu
Dans la cour d’un tǔlóu
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Vue depuis un village de tulou

Notre escapade au pays des tǔlóus se termine. Tchang nous installe des chaises miniatures en face de la rivière et attend avec nous le bus de retour.

En attendant le bus au village Taxia
En attendant le bus

 

Bien que nous apprécions l’ambiance paisible des villages Hakkas, il nous faut retourner à la fureur des grandes cités. Nous quittons temporairement la Chine (raisons de visa), pour nous rendre quelques jours à Hong Kong, à la recherche de l’idole de Romain : Jacky Chan.

C’était la première fois que :

  • que nous dormions dans un tǔlóu

 

 

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